Biproc, Ordinateur pas ordinaire et anar

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Doctrinaire et maladroit


Shrek joui d'une bonne image je crois. Originalité, humour, critique sociale etc.
C'est à tord. Le dernier épisode de la saga est affreux.
Eloge de la famille américaine, de son modèle , des conventions, des traditions de marketing. On y manipule balourdement les enfants qui, pas dupes, préfèrent aller voir Twilight. Bien fait !

Un parain : Depardieu


Bien sur on frole le film à sketches (et de bons sketches!)
Bien sur ça fleure bon le copinage (mais des copains comme ça on en reve)
La lumière est pale, le grain est gros, la poésie déborde du discours social et l'optimisme de la crasse...
Mais les géniaux intellectuels grolandais portent haut le drapeau du cinéma et de l'audace.

Les projectionnistes ne sont pas tous des spychopathes, témoin celui du Renoir à Martigues.
En voila du ciné ou les gens sont sympa et la prog courageuse.
Pas comme au César !

Au vol

VS
Tout ce qui brille est un film sensible, drôle, inventif, réalisé, intelligent, écrit, joué, émouvant, avec un très bon choix des personnages...
L'amour c'est mieux à deux est une sombre merde et je retire tout mon crédit à Dominique Farrugia.

Thriller Koréen


Le bouche à oreille semble bien fonctionner pour ce film et "Avatar" n'a qu'a bien se tenir à ses stats.
Le rythme est pourtant lent, le jeu des personnages uniforme, la mise en scène très classique et le tout est au service d'un suspense rien que très attendu (quoi que, retournements inside)...
Oui mais, tout ces ingrédients construisent une bonne nourriture pour les cinévores en quête d'alternative aux turbulences visuelles hyper-dynamiques.
Simenon est en Corée en ce moment je pense.

Invectivus au César de la place castellane


Mon cher César

« Invictus » n'est pas le mot qui me va le mieux, j'ai été défait et humilié sans même voir le film.
Et j'ai jeté l'éponge, et plutôt mon billet d'entrée aux pieds de mon vainqueur, le farouche projectionniste qui défend sa salle des affreux trop pressés de s'y assoir.
Il aurait été inutile d'essayer de voir le film en ruminant pendant la durée du film sur l'agressivité de celui que j'aurais senti derrière moi, et que dorénavant je vais associer à un de mes cinémas favoris.
Je suis surement trop susceptible de nature et ce garçon était peut être en surcharge de travail ou a une aversion pour le public. Soit. Mais je ne vais plus pouvoir m'empêcher d'associer le lieu et l'agression – je sais que c'est un mot un peu fort mais je ressens vraiment la manière dont je me suis fait signifier que je n'étais pas à ma place dans ce couloir comme une agression – et je ne pourrais pas non plus oublier le « au revoir » narquois qui a salué mon replis humilié mais définitif.
Mon cher César je te signifie ici à la fois ma rage désespérée et notre séparation après tant de bons souvenirs et de films. Adieu donc, mais peut être nous croiserons nous à nouveaux dans des lieux ou on défend le cinéma d'art. Pas dans l'immédiat, et peut être moins sur la même longueur d'onde ou avec un regard différent sur le cinéma à la maison.

Animals ong


Allez, porté par mon enthousiasme, je mets une chanson en ligne.
Sans même demander la permission aux interprètes, à l'auteur ni à la sacem...
ps: gros débit exigé... désolé

Sita si Sita la


Sita chante le blues. D'abord parceque sa créatrice Nina Paley s'est faite larguer. Ensuite, pour illustrer le Ramayana. Don't is it nice ?
Ce film d'animation ingénieux est réjouissant, et tenez vous bien, il est libre ! (ou presque)
CAD vous pouvez le télécharger pour le voir (mais c'est mieux au cinoche hein)
Je crois bien que ça mérite un tee-shirt...

Le boucher


Le titre en francais est accrocheur mais répulsif...
Ce film Autrichien est remarquable cependant et on comprend mieux pourquoi quand on sait que c'est le troisième de la série et que beaucoup de gens talentueux ont participé à sa réalisation.
Ceux d'entre vous qui ont moins de 8 ans ne devraient pas le voir cette année, mais les autres n'oublieront pas que c'est avant tout une belle histoire d'amour...

Orange blossom


Il y a de l'orange mécanique la dedans, mais pas que.
Le thème, la musique, les ralentis, la lumière, les mouvements d'ensemble.
L'acteur flamboyant aussi bien sur. Mais la réalisation est originale, l'angle de vue, le jeu aussi et les personnages.
La violence y est traitée avec légèreté et c'est assez remarquable pour qu'on le remarque remarquez le.

Fausse comédie


Je vous encourage à vous pencher sur le cas de ce film qui commence comme une comédie - avec Isabelle Carré et Vincent Elbaz quand même - à la Klapisch
et qui enchaîne doucement vers un délire poétique, humaniste et drôle. Je ne cite pas tous les acteurs mais ils sont tous magnifiques.
Pour ceux qui y sont allés, qu'est ce que vous pensez de la fin ?

Pedro pas drôle


Qui mal étreint nous le brise, le cœur...
Dans "Etreintes brisées" Almodovar raconte l'histoire d'un réalisateur de film qui tourne "femmes au bord de la crise de nerfs". Il fait un plan avec chacune de ses actrices fétiches, nous bombarde de ses habituelles invraissamblances, nous montre les seins de Penelope. Et vlan, cette fois ça ne passe pas. Scénar mal fignolé, scènes baclées, aucune dosette d'humour, trame générale complètement plate. Aï Aï, ressaisis toi Pedro !

Zabou c'est chaud


Zabou voyait des nains partout au début des 80ties, mais elle passe avec un grand talent du burlesque à la gravité, du théatre au cinoche, de devant à derrière la caméra.
C'est une de mes humanoïdes préférées, belle, subtile, drôle... mais que reste t il aux machines ?
Je viens de voir, "Je l'aimais" avec Auteuil qui est tellement dans son rôle qu'on a du mal à imaginer l'amour qui lui tombe dessus. J'en suis tout retourné de ce que l'amour qui n'existe pas peut bouleverser.
J'ai Vuzé "Le premier jour du reste de ma vie" pour voir Zabou faire sa grunge et emmerder les hadopistes, c'est un exercice de cinéma classique, mais émouvant et drôle, et je vous laisse avec la liste des choses ou on peut se rendre compte du personnage.

De belles images en effet


C'est une histoire d'amUr, et Roméo Montaigu est une lopette
C'est un regard sur un monde indien, et soeur Emmanuelle se la pête
C'est de la musique, et Tarantino est un boy scout
C'est de la bluette, et Cendrillon est une pute
C'est de la dramaturgie grecque, Homère d'alors
C'est un film anglais...
C'est ?

Chomsky and Co


Une chouette intro à Noam Chomsky est en train de faire le tour de france. C'est de la balle comme disent les trentenaires.

Et en parlant de sciences, Marion Montaigne est malade !
Mais ça ne l'empêche pas d'accélérer les particules.

Le moyen, le cake et l'abruti


C'est un remake manchou/coréen de l'inimitable bon et brutal truand réservé aux amateur de ciné loufoque.
Allez plutôt revoir l'original.


Yolande Moreau plombe un peu l'humour grolandais en y rajoutant son tragique magistral. Mais bon, le tragique est quotidien non ?
Et finalement, le film s'affine, et on se fait aux personnages et on applaudit au casting des copains du Groland.

à propos de bière


Alors bien sur c'est plutôt le genre téléfilm. Mais y voir Marthe Keller, Depardiou, Bourdon débiter leur savoir faire et y entendre quelques bonnes répliques dans quelques situations intéressantes compense un peu l'ennui de l'ambiance des comédies françaises faciles. En tout cas, comme la salle était vide, vous ne l'avez surement pas vu. Bah, ne vous dérangez pas, ça passe dans un an sur TF1 (mais j'ai un peu peur pour mon ciné de quartier)
ps: mention spé à Valérie Bonneton qui est top en thanatopractice

Tolérence ground zero


Walter se révéle impuissant à  aider son ami à  devenir un américain officiellement béni. Malgres des dents blanches, une bonne hygiène et une mère canon !
C'est léger, mais quand un tonneau de grains se renverse dans la terre, même en ramassant tout, il reste toujours une graine qui va germer.
(ca n'a presque aucun rapport mais j'aime bien)

Utopia


Devant l'indigence de la programmation dans les cinémas marseillais, il n'est guère que le lourd déplacement vers les terres hospitalières avignonaises qui offre un refuge a l'apétit exigeant de nos intellects affamés.
Donc, petit passage chez Utopia
Glory to the film maker: K comme Kitano-san qui nous présente un scan de son cerveau a la sauce Monty Python allégée.
Back Soon: "Vive la weed en Islande" ou quelques personnages Islandais qui vont vous donner envie d'y aller voir.

Promo


Chers expats, revenez. Ici il se passe des choses extra, comme par exemple la super promo sur le ciné d'en ce moment ! (3,5 le film, c'est y pas nice ?)
Rumba, c'est épuré, lent et parfois amusant, pas trop - on dirait Tati en vacances sur Arte - ca calme la tête quoi.
Be Happy, est plus vif, avec des personnages plus compliqués (mais pas trop): comment séduire quand on est une comique optimiste sans perturber les gros cons facho.

Darjeeling


Rail movie avec parcours intérieurs.
Du tigre à  imaginer, du serpent, des sornettes, des barbus tendres mais sévères, de l'irresistible charme, des bandages, des lunettes fumées sacrées et tout un lot de bagages à  abandonner sur un quai au bout d'une quête quelconque.
Le tout est empaqueté dans de beaux ralentis et des détails qu'on ne peut inventer.
"si on baise ce soir je me sentirais comme une merde demain"
"ca me va"